L’ETIAS : un équivalent de l’ESTA en Europe ?

Prévu pour 2020, l’ETIAS est un système d’autorisation de voyage qui rappelle fortement son modèle américain : l’ESTA USA. Certaines différences existent mais le principe est le même : contrôler l’accès des voyageurs aux pays de l’Espace Schengen, afin de garantir davantage de sécurité au sein de l’UE. Comme aux États-Unis, le programme concerne les pays actuellement exemptés de visa. Nous allons expliquer plus en détails la future procédure dans cet article dédié à l’ETIAS.

L’ETIAS, un contrôle de l’UE sur le modèle de l’ESTA

Comme vous le voyez dans le titre, ce sujet implique beaucoup de sigles et d’acronymes ! L’ETIAS signifie EU Travel Information an Authorisation System, soit en français « Système d’Information et d’Autorisation de Voyage pour l’Union Européenne ». Si cela vous évoque quelque chose, c’est normal. L’ETIAS prend exemple sur le système américain ESTA, dont l’objectif est le même : assurer davantage de sécurité au sein d’un territoire, grâce à un contrôle des voyageurs qui souhaitent y séjourner temporairement. La procédure européenne n’est pas encore en place : elle devrait prendre effet en 2020, et permettra à certains étrangers de se déplacer librement dans les pays de l’Espace Schengen (voir ci-dessous), une fois l’autorisation accordée. 

Comme sur le questionnaire ESTA, la demande d’ETIAS inclura le renseignement de nombreuses informations relatives à chaque demandeur :

  • Données du passeport (nom, date de naissance, sexe…) ;
  • État de santé, antécédents judiciaires ;
  • Pays d’entrée ;
  • Contact (adresse email, numéro de téléphone…).

Le formulaire sera traité automatiquement et éventuellement étudié par les autorités afin de délivrer ou non la permission de séjour dans l’Espace Schengen, en 72h maximum.

Attention, des critères sont à remplir pour requérir un ETIAS, exactement comme pour le formulaire ESTA :

  • Voyage de 90 jours maximum dans l’Espace Schengen au cours d’une période de 180 jours ;
  • But du séjour : tourisme, affaires ou transit.

Contrairement à son cousin américain, le système européen accorde une autorisation de 3 ans et non 2 comme aux USA. De plus, son coût sera moindre : 5 € pour les majeurs, gratuit pour les mineurs (14 $ minimum pour l’ESTA). Autre différence notable, vous recevrez un mail avec la raison du refus si jamais vous n’êtes pas accepté. Dans ce cas, vous ne pourrez accéder à l’Europe ni par avion, bateau, train, bus ou quelqu’autre moyen.

L’ETIAS ne constituera pas la seule clé d’entrée à la frontière, il vous faudra également posséder un passeport valide par exemple.

Les pays concernés par l’ETIAS

La démarche bientôt opérationnelle s’appliquera aux ressortissants étrangers déjà exemptés de visa dans l’Espace Schengen, qui souhaitent se rendre dans la zone. Les pays où ils pourront circuler librement sont les suivants :

 Allemagne Autriche Belgique Danemark
 Espagne Estonie Finlande France
 Grèce Hongrie Islande Italie
 Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg
 Malte Norvège Pays-Bas Pologne
 Portugal Slovaquie Slovénie Suède
 SuisseRépublique tchèque  

Tous les voyageurs des pays ci-dessous devront requérir un ETIAS avant leur prochain séjour touristique, d’affaires ou de transit ne dépassant pas 90 jours :

AlbanieAndorreAntigua-et-BarbudaArgentineAustralie
BahamasBarbadeBosnie-HerzégovineBrésilBrunei
CanadaChili    ColombieCosta RicaDominique
Salvador                  Grenade         Guatemala     Honduras                Hong Kong
IsraëlJaponKiribatiCorée du SudMacao
Macédoine     MalaisieÎles Marshall   Maurice                   Mexique
Micronésie     Moldavie        MonténégroNouvelle-Zélande                    Nicaragua
PalaosPanamaParaguay                 PérouSaint-Christophe-et-Niévès
Sainte-Lucie   Saint-Vincent-et-les-GrenadinesSamoaSerbieSeychelles
SingapourÎles SalomonTaiwanTimor oriental  Tonga
Trinité-et-TobagoTuvaluAngleterreUruguayVanuatu
Venezuela    

Pour les autres pays, le visa restera obligatoire. L’autorisation européenne présente donc bien des similarités avec l’ESTA, si rien ne change d’ici 2020.